Ce qu'on vous demande vraiment d'écrire — et pourquoi la difficulté n'est presque jamais celle qu'on croit.
« Je ne sais pas écrire. » C'est la phrase qui fait renoncer le plus de candidates avant même d'avoir commencé.
Elle repose sur un malentendu. Le livret 2 n'est pas une dissertation, et le jury ne note pas votre orthographe. C'est le récit de votre travail. La vraie difficulté est ailleurs : ce que vous faites tous les jours vous paraît tellement évident que vous ne pensez pas à l'écrire.
Beaucoup de sites parlent encore de « 8 domaines de compétences ». C'est le référentiel de 2005, abrogé par l'arrêté du 10 juin 2021. Le référentiel en vigueur comporte 11 activités réparties en 5 blocs de compétences (RNCP 40692). Si vous travaillez sur un document qui parle de 8 domaines, il est obsolète.
C'est la structure exacte sur laquelle votre livret sera lu.
| Bloc | N° | Activité |
|---|---|---|
| B1 — Accompagnement et soins dans la vie quotidienne | 1 | Accompagner les personnes dans les actes essentiels de la vie quotidienne et de la vie sociale |
| 2 | Identifier les situations à risque, mettre en œuvre les actions de prévention adéquates et les évaluer | |
| B2 — Évaluation clinique et soins adaptés | 3 | Évaluer l'état clinique d'une personne à tout âge de la vie pour adapter sa prise en soins |
| 4 | Mettre en œuvre des soins adaptés à l'état clinique de la personne | |
| 5 | Accompagner la personne dans son installation et ses déplacements en mobilisant ses ressources et en utilisant les techniques préventives de mobilisation | |
| B3 — Information et accompagnement | 6 | Établir une communication adaptée pour informer et accompagner la personne et son entourage |
| 7 | Informer et former les pairs, les personnes en formation et les autres professionnels | |
| B4 — Entretien de l'environnement | 8 | Utiliser des techniques d'entretien des locaux et du matériel adaptées en prenant en compte la prévention des risques associés |
| 9 | Repérer et traiter les anomalies et dysfonctionnements en lien avec l'entretien des locaux et des matériels liés aux activités de soins | |
| B5 — Travail en équipe et traitement des informations | 10 | Rechercher, traiter et transmettre les données pertinentes pour assurer la continuité et la traçabilité des soins et des activités |
| 11 | Organiser son activité, coopérer au sein d'une équipe pluri-professionnelle et améliorer sa pratique dans une démarche qualité / gestion des risques |
En les lisant, vous reconnaîtrez sans doute votre journée de travail. C'est normal : ces activités décrivent le métier réel. Votre livret consiste à montrer, situation par situation, que vous les exercez déjà.
Chaque activité se rédige en deux temps. Une activité n'est complète qu'avec les deux.
Une situation de travail réellement vécue, décrite précisément : le contexte, la personne accompagnée, ce que vous avez fait, avec quel matériel, avec qui, dans quel ordre. Du concret, du factuel, du daté. Pas de généralités sur le métier.
L'analyse de cette même situation : pourquoi avoir agi ainsi plutôt qu'autrement, ce que vous avez observé chez la personne, ce que vous avez transmis à l'équipe et pourquoi, ce que vous feriez différemment aujourd'hui. C'est là que se démontre la compétence — pas dans la description.
L'erreur classique : écrire deux fois la même chose. La rubrique B n'est pas un résumé de la rubrique A. Si vous pouvez copier-coller de l'une à l'autre, la B n'est pas faite.
« J'aide les résidents à la toilette tous les matins en respectant leur intimité et leur dignité. Je suis à l'écoute de leurs besoins. »
« Madame D., 87 ans, hémiplégique du côté droit depuis son AVC, refusait la douche depuis trois jours. J'ai proposé une toilette au lavabo, côté valide accessible, en lui laissant le gant pour le visage… »
La seconde version dit tout ce que la première prétendait dire — et elle le prouve. C'est exactement ce que cherche le jury.
Des sites vendent des « modèles de livret 2 » à personnaliser. Le jury évalue votre expérience et vous questionne à l'oral sur ce que vous avez écrit. Un texte qui n'est pas le vôtre ne résiste pas à la première question précise. Comprendre la structure attendue est utile ; emprunter le contenu est le meilleur moyen d'échouer.
Employer des termes techniques mal maîtrisés pour « faire professionnel » se retourne systématiquement à l'oral. Écrivez avec les mots que vous savez expliquer.
« Nous installons le patient », « on fait les transmissions ». Le jury valide votre compétence, pas celle de l'équipe. Dans un livret, la première personne du singulier n'est pas de l'immodestie : c'est une exigence.
Les activités 8 et 9, sur l'entretien des locaux et du matériel, sont régulièrement bâclées parce qu'elles paraissent moins nobles. Elles constituent un bloc entier du référentiel et sont évaluées comme les autres.
C'est de loin la première cause d'échec — avant le niveau, avant l'orthographe. Un livret commencé, laissé trois mois, jamais repris. C'est précisément ce contre quoi sert un accompagnement cadencé.
Une activité à la fois. Vous rédigez, votre texte est corrigé et vous revient avec un retour écrit détaillé, vous reprenez, puis on passe à la suivante. Les séances durent deux heures, en visioconférence, à raison d'une toutes les deux semaines environ.
La correction est assurée par une infirmière diplômée d'État, formatrice — ce qui change tout sur les activités cliniques : les activités 3 et 4 se corrigent avec une lecture soignante, pas seulement rédactionnelle.
Le parcours se termine par une simulation d'entretien devant jury, pour que le jour J ne soit pas la première fois que vous parlez de votre travail à voix haute.
Rédiger votre livret à votre place. La VAE valide votre expérience. Notre rôle est de vous faire dire ce que vous faites déjà, dans les mots qu'attend le jury — de questionner, faire reformuler, signaler ce qui manque et corriger la forme. Produire du contenu à votre place vous ferait échouer et engagerait notre responsabilité.
Pour aller plus loin : la recevabilité, étape préalable, le déroulé de l'entretien devant le jury, comment financer votre parcours, et le détail de l'accompagnement VAE DEAS.
Cinq diplômées ont accepté de répondre à trois questions. Leurs réponses sont reproduites telles qu'elles nous ont été transmises et publiées avec leur accord. Les prénoms ont été modifiés pour préserver leur anonymat.
Ce qui me faisait peur : savoir si j'allais réussir à gérer vie de famille, travail et VAE en même temps.
Ce qui m'a le plus aidée : les détails dans les explications du livret, les corrections, et toutes les réponses apportées quand on pose des questions.
Mon conseil : « Foncez les yeux fermés. J'ai perdu énormément d'années à douter, et au final tout s'est bien passé du début à la fin. »
Sandrine L. — aide-soignante diplômée par la VAE
Ce qui me faisait peur : ne pas y arriver, ne pas savoir mettre en valeur mon expérience, et devoir tout recommencer si je n'étais pas à la hauteur.
Ce qui m'a le plus aidée : « Votre patience, vos conseils, et surtout le fait que vous m'avez guidée étape par étape. Vous avez su me rassurer quand je doutais et m'aider à prendre confiance en moi et en mon expérience. »
Mon conseil : « Même si au début on doute de soi, avec un bon accompagnement et de la motivation, c'est totalement possible. Aujourd'hui, je suis diplômée d'un métier que j'exerce depuis plusieurs années et j'ai enfin une reconnaissance officielle de mon expérience. C'est une vraie fierté. »
Corinne M. — aide-soignante diplômée par la VAE
Ce qui me faisait peur : ne pas pouvoir suivre le rythme — travailler en structure et étudier en parallèle.
Ce qui m'a le plus aidée : la motivation que l'accompagnante m'a apportée, l'encouragement, les explications des blocs et des modules, et sa disponibilité.
Mon conseil : « Lancez-vous sans hésitation. »
Djamila T. — aide-soignante diplômée par la VAE
Ce qui me faisait peur : passer devant le jury pour l'oral, et l'échec.
Ce qui m'a le plus aidée : avoir une bonne pédagogue, toujours disponible et encourageante.
Mon conseil : « Donnez-vous une chance et foncez. On ne finit jamais d'apprendre, et si on échoue on peut se relever — on ne perd rien à essayer. »
Aurélie R. — aide-soignante diplômée par la VAE
Ce qui me faisait peur : ne pas pouvoir réussir.
Ce qui m'a le plus aidée : le fait que les choses soient expliquées simplement.
Mon conseil : « Foncez — une fois dedans, c'est fluide. Tout est possible dans la vie. Et si on commence, il faut aller jusqu'au bout : même si on ne l'a pas du premier coup, on finit par l'avoir la deuxième fois. »
Nathalie V. — aide-soignante diplômée par la VAE
Aucune n'a parlé de son niveau scolaire. Ce qui les inquiétait, c'était le temps — tenir le rythme entre le travail, la famille et la rédaction — et le doute d'en être capable. C'est exactement ce que l'accompagnement est fait pour tenir : une activité à la fois, une séance toutes les deux semaines, et quelqu'un qui vous dit ce qui manque avant que ce soit le jury qui le dise.
ALYS FORMATION est noté 5 étoiles sur Google, sur 11 avis déposés par ses candidates.
Huit pages qui répondent aux questions qu'on se pose avant de se lancer — sans jargon, et à jour de 2026.
Un entretien gratuit de 30 minutes pour faire le point sur votre livret et votre parcours.
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